Catégorie : poésie

  • Quelques horreurs qui se passent à l’autre bout du monde
    Des gouttes de goudrons tombée devant notre pallier
    Les murs ont l’air encore solide, pas besoin de s’affoler
    Mais on voit déjà l’incendie pointer le bout de son nez

    Des paroles ça et là
    quatre vingt ans, c’est vieux pour retomber en enfance
    C’est si facile de retomber en violence

    Le monde ne tiendra pas debout très longtemps
    Il faut chercher quelqu’un à haïr
    Il faut accorder les violences
    Donner des harmonies
    Quel sang va couler
    Et déjà on commence à regarder
    Qui sera sacrifié
    On parle des lendemains qui chanteront
    Et de la victoire au bout du tunnel
    qui s’approche.

    Mais on imagine toujours qu’on sera de l’autre côté
    A regarder l’horreur traversée
    Chaque squelette était une personne en espoir
    En espoir ou en lâcheté ?

    Les voilà qui cirent les bottes
    Les voilà qui commentent les rafles
    En se demandant s’ils ont tort ou raison.

    Tandis que le monde brûle
    Certains s’attachent à la sémantique
    Les autres se demandent ce qu’il faudra briser
    Pour réussir à passer de l’autre côté
    Le tunnel ressemble à un trou de souris
    Couvert d’une poix noirâtre
    D’une toile de fascisme insondable
    Ohhhh le vilain mot que voilà
    Mais si on l’oublie
    Qu’est-ce qu’on aime ce qu’il veut dire

    Et le monde avance, hypocrite à son propre regard
    Les troopers se croient dans la résistance.

  • burnthemall III


    Il pleut. Une pluie froide, rêche, brutale. Une pluie de rasoirs qui passe sur la ville, et déchire les immeubles.

  • Burnthemall I

    Il y a des monstres dans leur lit.

    Ils ont passé des années à s’essoufler

    à s’étonner

    à se malmener

    Où en sommes-nous

    si rien n’est fait ?
    Chaque chemin

    mène à l’identité.

    Chaque regard

    mène à l’aménité.

    Et toi, que feras-tu de ces années mourantes ?
    Quand on les regarde, est-ce qu’on peut ne pas les aimer ?

    Il y a dans la fin

    une splendeur qui ne se comprend

    que par ceux qui casse et recasse

    leurs pensées

    Leurs certitudes

    Leurs idées.

  • burnthemall II

    Regardez les

    Regardez les danser et chanter

    On n’est pas assez nombreux pour exister

    Release the kraken

    imagine l’impossible.

    Des milliers de tentacules

    dans un Yggdrasil en pleine expansion

    brûlé dans l’infini

    Qui parle de réalité

    et relie des imaginaires.

    Mille mondes

    mille vécus

    Mille incidible

    Mettre l’invincible

    dans la petite case

    mordue

    meurtrie

    brisée

    Tu ne regardes pas

    tu parles d’imaginaire

    tu penses le réel

    tu ne tiens plus debout

    Regarde moi

    J’arrive

    encore et encore.

    Je suis la marée

    tu es le château de sable désormais.

    Regarde moi

    te tuer.

  • Dis moi tout

    Le silence de ces adieux

    les regards qui s’enfuient

    vers le merveilleux.

    Est-ce qu’on est seul

    si rien ne peut se tenir entre nous et le reste du monde

    est-ce qu’on peut briser les rituels

    des anciens et des amis ?

    On peut se laisser choisir

    un corps et une âme

    et des rêves brisés, est-ce que ça n’est pas plus beau encore

    de jouer au puzzle avec les buts et les idéaux ?

    Adieu à ce morceau de coeur

    adieu à ce monceau d’amour.


    Calé au milieu des géants

    sur des épaules en glaise

    et des petites machines

    qui nous portent et nous emportent

    est-ce qu’on peut seulement les aimer

    les détester

    leur donner plus ou moins

    que ce que nos pensées

    savent créer.

    Dis moi tout.

  • Illusions

    Il pleure

    il tombe

    des mains immondes

    il s’étrangle il se tire

    des boulettes de saphir

    on se tient par des mots

    on s’étrangle de maux

    on tâtonne on expérimente

    pour tenir sur la pente

    glisse, glisse, glisse

    petite boule de pétanque

    tangue, tangue, tangue

    mât d’une idée exsangue

    on n’a pas le temps de se croire géant

    on n’a pas l’esprit de voir les mercis

    on n’a pas le droit de plaquer l’espoir

    pour se laisser croire

    l’histoire de nos rois

    mais voilà

    encore

    le même mot

    qui devient un rythme

    au milieu des rots

    qui devient refrain

    dans un chant incertain

    un épis de blé

    en pleine forêt

    un épi d’écrin

    qui brise le regard

    alors quoi ? Alors quand ?

    On se dit peut-être tout le temps

    Alors qui ? Alors pourquoi ?

    On a perdu le cri des rois

    on a perdu assez de temps

    on a perdu tellement d’enfant

    On a brisé des chaînes

    des vitraux

    des haines

    pour voir les ruines

    se reconstruire toute seule

    Mais on se tient l’âme

    à force de se croire un drame

    On se tient à force d’illusion

    on tiendra encore demain

    pour être un peu plus con.

  • bombardement

    Les bombes tombent.

    Comme des larmes brûlantes sur la ville. Des billes qui éclatent en sanglots rouges et bruns. Les cris se font entendre. Des mondes entiers qui s’effondrent. Des regards vidés qui s’envolent vers le ciel.

    C’est un bout de serpent qui s’étale le long d’un corps déchiré, une lueur diaphane qui s’enfuit d’un visage. Le monde entier s’éteint dans un brusque incendie de murmures et de pensées.

    Des caresses glissent dans ce brouillard de vies. Comme une pluie d’âmes filant vers le ciel, montant, goutte à goutte, s’étirant, se brisant, tourbillonnant dans le vent.

    Les mains se retiennent un instant, s’affaissent. Des poignets jaillissent des souvenirs qui filent vers le soleil.

    Au loin, la ville hurle encore.

    Les avions roulent sur les nuages.

    Et des fumées blanches, visqueuses, brûlantes

    les poursuivent.

  • dire

    Les temps se tiennent prêt

    il y a des perles

    il y a des démons

    il y a des terres inexplorées

    des mains qui se tendent

    voilà le manoir où tu as grandi

    il est délabré

    un appartement déchiqueté

    par le temps

    rapetissé comme un vêtement trop lavé

    les grenades ne tiennent pas toujours ensemble

    faut se faire à l’idée

    de ne manger que des idées noires

    le soleil levant

    ne tient pas en place

    les idées roulent et grandissent

    faut se vider pour tenir le choc

    voilà le coup

    tiens, encore une petite fois

    rien qu’une dezrnière

    fais moi mal

    emporte moi

    j’ai l&éa main tendue

    et le regard sec

    avide

    cupide

    les yeux ensanglantés

    et les mains

    qui ne tiennent pas en place

    Laisse toi aller

    creuse les tombeaux

    il y a des morts qui viendront t’embréasser

    tu sauras quoi leur dire ?

  • faire cpuue,t

    Je pourrais brûler des villages

    dans ce silence étouffé

    me laisser perdrte dans des étendues

    pourquoi faire ?

    C’est un bout de vide qui grandit

    dévore et engloutit

    vers les immeubles de mes anciennes pensées

    t’es partie ? Laisse nous te rappeler ?

    j’ai lma main libre et le coeur glauque, vide et tragique

    dis moi pourquoi toutes ces allées brûlantes

    et ces délires grandissant

    dis moi ce que tu feras dans ce silence

    si le monde te dit « maintenant » ?

    Des bulles et des grandes idées

    des pouvoirs estropiés les mains liées y a-t-il quelqu’un dans la forteresse

    j’ai assez de pierres pour m’étonner

    mes mains sont là hâte toi

    tiens bon, j’ai pezrdu mes bras

    que faire de ces matins silencieux ?

    Que faire quand tout retombe et que rien ne reste

    il n’y a qu’une bruine dans la vie

    et le matin finit bien par se lever

    écrasant les gouttes patiemment montées

    vers le sol.

    Toutes ces folies, tout ces chefs d’oeuvres insolents

    c’est là que ça se passe ? Là que ça s’invite ?

    On fait deux mains et deux pieds

    et on croise les doigts pour penser ?

    T’es pas fait pour tenir la corde mon vieux

    pas fait pour tenir l’excellence

    pas fait pour partir dans les incendies c’est falsifié tout ça

    tuu verras le temps ne te donnera pas de pierre supplémentaire

    tout ça finira par te pendre au nez

    occupe toi

    encore et encore

    tiens bon la corde raide et les désirs inanimés

    on ne verra pas la fin à force de se croire invincible

    illumine toi

    y a pas le temps

    y a pas l’espoir

    y a pas la vie ni le noir

    les griffes plantées dans l’insensibles

    c’est pas comlme ça que tu verras le demain chantant c’est comme ça que tu gvrandiras encore et encore

    j’ai pas de regard

    j’ai pas d’yeux

    j’ai pas de tien

    ni de mien

    ni d’idées vieilles comme le monde

    j’ai que des bulles qui sortent et tournoient et ça ne suiffit pas, ça ne suffit pas

    on se tient la main

    on se tient le coeur

    et l’échancrure qui nous maintient

    dans l’erreur

    mais c’est pour faire quoi tout ça ?

    Hein ?

    Dis moi, c’est pour quoi ?

    Quand ça saute partout et que ça se fait comme des nuées folles et hurlantes

    quand on crie et qu’on se tond tout entier dans les marécages de l’ennui

    parce que tout ça ne tient qu’à unb fil

    qu’à un invisible ridicule petit fil

    qui ne nous mènera jamais plus loin

    que des boutys de cendres

    alors quoi ? On peut ? On doit ? On imagine ? On fait ? On foi ?

    Pour tout te dire

    il y a des tunnels qui ne veulent pas s’échapper

    il y a des ruses qui ne peuvent pas grandir et grogner

    et des mains pourries

    qui s’enfuient dans l’imaginaire

    mais c’est tout toi, ça n’est-ce pas ? Laisse pourrir, laisse grandir, imagine les autres

    imagine les esprits

    tout ça ne tient qu’à un fil et tu ne seras pas le premier à tomber

    dans ce gouffre sans appel

    sans retour

    sans éternel

    c’est à toi que grandira l’immense

    à toi que se fera les mains pliées, liées, brisées

    mais tu le sais dséjà n’est-ce pas ?

    Dialogue interne de cri

    de silence

    de mughissements

    de douleurs

    lancinants

    comme un drapeau ndéchiré

    flottant au vent

    sans question

    poourquoi encorte en poser quand la réponse

    ne fait que retarder l’échéance?N

    Quand les mains liées, pliées, brisées

    n,e se tiendront plus ?

    Tout ça finira par changer de couleur, par se laisser aller à un petit bol de vide

    un petit bout de cruauté

    mais ça ne tient pas à toi, n’est-ce pas ?

    Pas à un voleurt, un incendie, un roc qui sde tient et s’éteint.

    Mlais voilà les mains courent enciore et encore et eon dirait qu’elles s’épuisent à taper et laisser s’écraser

    comme des gouttes de sueur

    sur un clavier

    pourquoi on imagine encore et encore

    la foi en quoi ? La foi en l’erreur

    on se’ tient la tête et les mains

    pliées,n brisées, écrasées

    dis moi encore ce que tu imagines faire dans la nuit

    dis mloi encore commenty les mains tombent encore ety encore à toute vitesse si vite que les mots s’enchaînent dans un silkence complet

    tiens bon, just tonight

    il y ades billes d’îles qui grandissent dans tes yeux

    et dtes oreilles n’auront pas le temps

    de tourner vers le sable

    le vent estlà, il souffle

    la goutte ezst déjà partie

    maladie de l’esprit

    à se tortdre d’imaginaire

    pour se croire

    invisible

    invinciible

    si fort et insensible

    c’est le milieu de tout et de rien

    qui grandit et emporte

    pour tout dire, on n ‘a pas la joie d’être a ussi grand

    que le plus petit des orteils des géantsd

    mais voilà, on tient encore

    acc’roché à un bout de branches

    un brin d’herbe

    un cri

    une idée

    poour se tenir jusqu’à ce que les mains s’empêchent dc’elle m^ême

    que la crampe ghrandissent et hurlent

    ses impossibilités

    il n’y en a lus quand on se laisse aller jusqu’à ce que tout le corps supplie mercy

    mùais ce n’est pas dans le tréanslanguage qu’on se fera prier

    why are you here ?

    You know why ?

    Loe temps de tombert,n c’est le temps d’accélrer encore et encore j’ai le vide qui vient

    et les mains qui courent

    det moi avec

    on n’est pas assez pour ce silence

    ojn n’est pas encore pour ce vide

    mais on en fera une bulle

    une bulle de pâpier

    une bulle d’(éternité

    qui viendra à s’effacer

    mais si ? Si ? Si ? j’ai pazs de si, sur si on y croit

    c’est si lent désormais

    mais çàa acélère toujours parce que les mots veulent continuer à srotir,j sans avoir rien à dire

    le néanant de cde qui parle encore et encore

    des monceaux de foule

    arraché à des villes piuantes

    du goudron qui trouve ça polkace

    dsans les c^potes des rats

    on fera avec ce qu’on a.

  • fdvcx

    j’ai partlé à desallées mortes

    dansé dans des chemins boueux

    des idées grises des envies déchaînées

    de tout ces lieux étranges

    ces marais faits de gratte-cielsces vcilles en feuillagesj’ai tiré un peu de vide

    un peu de maintient

    et voilà ce que je suis ce que je peux, ce que j’imagine

    fais moi brûleraitfais moi danser

    j’ai tant à faire que je ne sais où allergique

    j’ai des mains

    etdes pieds

    et la danse

    qui m’emporte

    jusqu’au monde dépassées

    Hey toi

    dis moi tout

    dis moi rien

    fait rugir ce néant

    et ces mines de sensibilité

    creuse les et déchire les

    brûle cesilence

    pour tenir la flamme

    la flemme

    la verve

    la haine.

    C’est une boule de furie

    qui grandit en moi

    tant à dire

    çà déchirer

    à tenir

    pour aller jusqu’à l’éternité

    fais moi hurler

    et dormiraitet grandir

    « et teznir ce petit bout de rien du tout qui ne veut pas s’en aller.